RDC/ELECTION: LAMUKA POUR LA REVISION TOTALE DE LA LOI ELECTORALE

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Lamuka veut une réforme qui éventre toutes les lois essentielles au processus électoral

Monsieur Alain Bolodjua n’y va pas par le dos de la cuillère. Réformes électorales, oui. Mais réformes à la fois de la loi électorale, de la loi organique de la CENI, de la loi organique de la Cour Constitutionnelle et nous en passons. Une tâche ardue. Qui appelle des assises régulières et la mobilisation de toutes les forces vives de la nation. Pour le Coordonnateur de la Nouvelle Classe Politique de l’Opposition (NCPO), les crises dites de légitimité post-électorales ne sont pas le seul fait de la CENI, mais également de la Cour Constitutionnelle qui a la responsabilité légale d’endosser les résultats électoraux. Intervenant dans l’émission en Lingala « Bosolo Na Politik », Alain Blodjua s’étonne de constater que des personnalités politiques s’empressent de proposer des réformes électorales subjectives, ce qui ne permettra pas de résoudre la crise politique née de l’organisation brute et non professionnelle des élections.

Cet acteur politique évoque notamment le système de compilation et de publication des résultats qui devrait être clarifié par la loi pour les mettre à la charge des secrétariats exécutifs provinciaux de la CENI. Ceci éviterait le flou électoral de 2018 qui n’a toujours pas fixé les électeurs congolais sur les statistiques des résultats électoraux bureau de vote par bureau de vote jusqu’à ce jour. Il en est de même du traitement des contentieux électoraux. Pour M. Bolodjua, cette question doit être décentralisée à tous les niveaux des juridictions judiciaires (Cours d’appel) au-lieu de tout concentré sur le dos de la Cour Constitutionnelle à Kinshasa.

Le besoin de réformer nos textes sur les questions électorales est bel et bien réel. Cependant, au regard du flou qui persiste en ce qui concerne le format des assises y relatives, le timing nécessaire à l’opérationnalisation desdites réformes ainsi que leurs limites thématiques, il devient illusoire d’ouvrir la brèche. D’après le consortium des missions d’observation électorale de la société civile, il faut un forum national sur les réformes électorales dans la première quinzaine de septembre 2020, soit quelques jours avant la seconde rentrée parlementaire de 2020.

Malheureusement, avec la grande inconnue sur la durée desdits travaux, personne n’ose accorder la chance à leur tenue avant l’investiture des animateurs de la nouvelle Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), lesquels devront faire partie des principaux intervenants du forum sur les réformes électorales en République démocratique du Congo.

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