RD Congo : notre peuple est une mosaïque de tribus et d’ethnies, et non pas de soi-disant « communautés » qui ne concernent que les étrangers.

RD Congo : notre peuple est une mosaïque de tribus et d’ethnies, et non pas de soi-disant « communautés » qui ne concernent que les étrangers.
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Cher compatriote Papy TAMBA,

Nous, patriotes congolais conscients et avisés, comprenons partiellement le bien-fondé de votre légitime préoccupation exprimée à travers votre déclaration faite le 31 décembre 2022 à Lubumbashi dans la province du Katanga, dénonçant avec force le tribalisme hégémonique, rétrograde et antirépublicain d´une certaine clique des Baluba au pouvoir, qui prennent pourtant plaisir à le prôner publiquement, en l’occurrence ledit « Mashi Amu Menu », ou plutôt le « Luba Power ». Attitude irresponsable prenant des proportions de plus en plus inquiétantes et aux allures d’une idéologie à part entière qui fragilise la cohésion et l´unité nationales, mais que le régime de l’UDPS avec à sa tête notre « malgré tout président » et tribaliste en chef de la République, Félix Antoine TSHILOMBO Tshisekedi, tente manifestement d’instituer en RDC depuis sa prise de pouvoir illégitime et frauduleuse le 19 janvier 2019.

Et pour vous rafraîchir la mémoire, cette usurpation de pouvoir avait été rendu possible avec la complicité active de votre parti le PPRD et de votre regroupement politique le FCC, en particulier, de celui de votre « l’autorité morale », à savoir alias « Joseph KABILA », artisan et principal bénéficiaire du hold-up électoral du 30 décembre 2018 et de la mafieuse alliance contre-nature de partage de pouvoir volé, scellée entre lui et celui que vous décriez aujourd´hui et son UDPS-familiale. Et ce, au grand dam des électeurs (et du peuple congolais) qui ont vu la majorité de leurs suffrages exprimée au profit du candidat Martin FAYULU crédité de (62%), foulée aux pieds et détournée, pour faire nommer électoralement à sa place votre « Bête noire » commune actuelle, en l´occurrence Félix Antoine TSHILOMBO Tshisekedi (15%). Cela nous renvoie bien évidemment à la « Comédie du trompeur trompé ». Et à ce propos, ce n´est pas non plus Corneil NAANGA, l´ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d´alors, qui nous démentirait après qu´il soit plus tard « passé aux aveux » selon des sources proches de l´ambassadeur des USA.

Tout ceci, c’est désormais du passé. Mais un passé pas comme les autres et plein d´enseignement, car ses conséquences affectent négativement le présent et l’avenir de notre pays dans toutes les sphères d’activité de la vie nationale au quotidien, et certainement pour longtemps encore. Donc, chacun de vous, en porte sa part de responsabilité individuelle, tout comme la responsabilité collective de votre conglomérat de fossoyeurs de la République et de vrais résultats du dernier processus électoral de 2018, est très lourdement engagée dans ce que vous dénoncez aujourd’hui, mais que vous avez-vous-mêmes crée à travers votre fameux « Deal de Kingakati », hautement antirépublicain et contreproductif, dont nous subissons tous actuellement les retombées. Arrêtez donc tous de pleurnicher autant sur votre sort – sans doute bien mérité – comme des femmes abusées et venez-en plutôt vite au fait.

Eh bien, pour en revenir à votre fameuse déclaration de Lubumbashi, nous tenons à vous faire savoir que nous objectons et rejetons avec la dernière énergie, l’emploi du terme « Communauté » maintes fois repris dans votre narratif pour désigner chacune de nos 450 tribus (ou ethnies), qui vivent les unes aux côtés des autres dans une harmonieuse et pacifique coexistence, dans le cadre d’une diversité linguistique et culturelle complémentaire ; où aucune d’entre elles – vivant avant tout dans les limites de ses propres terres ancestrales – ne s’estime être une prétendue « majorité », ni moins encore une chimérique « minorité par rapport à qui d´ailleurs ? » opprimée, discriminée et/ou subissant l’hostilité et les injustices de la part des autres tribus. Ensemble, soit une population totale d’environ 105 millions d’habitants, forment notre chère patrie et patrimoine commun qu’est l’État-nation congolais.

Voici donc pourquoi nous voulons ici attirer avec insistance votre attention, et exprimer ainsi avec détermination notre intention de vouloir faire supprimer de votre langage et de celui de l’ensemble de notre peuple – par le biais d’une nécessaire pédagogie populaire – l’emploi abusif et fantaisiste de ce fameux terme de « Communauté », tout comme d’autres éléments de langage farfelus du type : « Banyamulenge », « Tutsi congolais », « Hutu congolais », « Rwandophone », « Minorité » et j’en passe, sortis droit des officines politiques étrangères. Et tout ceci, dans le seul but de semer la confusion au sein tant de la société congolaise que de la Communauté internationale, avec pour objectif final de faciliter et de pérenniser ainsi l’infiltration de notre Nation par des étrangers se réclamant eux aussi – malgré la fausseté manifeste de leurs thèses – être, fort heureusement, d’illégitimes « Congolais d’origine ».        

De ce qui précède, malheur est de constater qu’au cours de ces vingt-sept (27) dernières années que durent ces récurrentes guerres d’agression et de prédation qui continuent d’être imposées à la RD Congo, par le biais de régimes criminels du Rwanda de Paul KAGAME, de l’Ouganda de Yoweri MUSEVENI et celui du Burundi désormais repenti, le peuple congolais dans son quasi-totalité, s’est lui aussi laissé naïvement abusé en épousant dans sa terminologie socio-politique, tous ces piteux et exogènes éléments de langage susmentionnés. Qu’ils se sont mis tout bonnement à employer, même dans des contextes officiels, comme si c’était en conformité avec nos réalités et spécificités sociologiques, sans chercher le moins du monde à savoir : « d’où est-ce qu’ils provenaient à l’origine, et qui en ont été – tout ce charabia – réellement les auteurs intellectuels ? ».

Et pour attester de la justesse de nos propos, ce terme de « Communautés soi-disant locales » est repris avec une légèreté déconcertante et digne d´un acte de haute trahison à la Nation, intelligence avec une puissance étrangère, dans l´odieux projet de Loi foncière accordant un droit de jouissance de près d´un siècle (99 ans) renouvelable aux étrangers, initiée par le ministre des Affaires foncières Molendo SAKOMBI. Est-ce que ce bonhomme est-il réellement conscient de ce qu´il fait ? C´est-à-dire des graves menaces qu´il fait peser sur la souveraineté et l´intégrité du territoire national dans le contexte actuel, où le Congo depuis 1996 est sous occupation militaire étrangère. Soit il donne sa démission, soit il se fait virer.

Partant de cet amer constat, il nous semble d´ailleurs opportun et légitime de mettre au défi tout le peuple congolais en l’interrogeant de la manière qui suit : « qui est donc ce Congolais de souche, de l’intérieur du pays ou de la diaspora, de quelle que catégorie socioprofessionnelle que ce soit, qui pourrait ouvrir sa bouche et se targuer d’avoir été l’inventeur de tous ces termes insolites, ne correspondant en rien au contexte congolais, si ce ne sont pas les Rwandais et consorts ? ». Et si jamais il en existerait un inconnu congolais qui pourrait s’en prévaloir la paternité encore retranché sous l’anonymat, eh bien, qu’il sorte donc de sa réserve pour nous contredire à ce propos.

Pour ce faire, nous tenons à vous rappeler monsieur Papy TAMBA et compagnies, que la RD Congo dans sa configuration actuelle issue de la Conférence de Berlin de février 1885, se compose dès ses origines de tribus, d’ethnies ou/et de groupes ethniques si vous le voulez, et non pas de prétendues « Communautés » comme vous le suggérez dans votre discours. Vous évitez d´utiliser des termes exacts qu´il faut à leurs places, tel qu´au lieu de dire Baluba auxquels vous faites effectivement allusion dans l´esprit de vos propos, vous employez plutôt le terme ambigu de : « la Communauté kasaïnne », en croyant ainsi faire du « politiquement correct », de peur d´être taxé de tribaliste, parce que d´après vous, cela équivaudrait à stigmatiser l´ensemble de nos frères et sœurs luba. Loin s´en faut ! Appeler nos tribus par leurs noms, ou dire les choses expressivement et sans équivoque, n´a rien de tribalisme dans là-dedans. Nos tribus existent bel et bien et font partie de nos réalités socio-anthropologiques.

D´ailleurs pour votre gouverne, nos provinces de l´espace Grand Kasaï ne sont pas synonymes des « Balubas », qui n´y sont là qu´en tant qu´une seule ethnie et ses tribus parmi tant d´autres dizaines que compte cette aire géographique, administrative et multi-ethnoculturelle.

En effet, vous semblez bien vous plaire à user aussi bien abondamment, aveuglément qu’inconsciemment de cette malsaine terminologie de la politique politicienne que les étrangers accueillis chez Nous, avec l’appui de leurs pays d’origine et celui de leurs autres sponsors extérieurs, qui, jusque-là contrôlent le Congo, veulent à tout prix nous imposer à leur profit mais au détriment de notre peuple, en usant de subterfuges éhontés. Bref, vous êtes prié monsieur Papy TAMBA de supprimer cet usage dépourvu de sens de votre langage, pour ne pas inciter nos autres compatriotes sans esprit critique de l´adopter aveuglement.

Tenez bien ! Chez Nous au Congo, car il sied de vous le marteler, depuis toujours et des temps immémoriaux, au-delà du fait d’être fièrement Congolais, Nous ne nous identifions qu’en termes de tribus et d’ethnies, et non pas autrement. Ainsi, nous sommes en termes ethnoculturels et linguistiques notamment des Bakongo, des Balubas, des Bangalas voire des « Baswahili », et ceci, avec au sein de chacun de ces quatre (4) principaux regroupements, toute la large panoplie de ses composantes tribales, claniques et linguistiques.                        Le tout, plongé dans le bain communicationnel de nos quatre (4) langues nationales, espèces de « lingua franca » interethniques que sont : le lingala, le kikongo, le tshiluba et le swahili.

Ceci dit, nous ne sommes donc pas des soi-disant « communautés », mais plutôt une Nation constituée d’ethnies, de tribus et de clans, possédant avant toute chose : des terres, des cours d’eau, des forêts, et des chefferies traditionnelles qui forment nos cadres de vie. En plus, étant à l’origine des peuplades semi-nomades vivant de la chasse, de la pêche, de la cueillette, de l’agriculture et de l’élevage, nous sommes donc susceptibles de faire déplacer au besoin : nos agglomérations, villages et hameaux d’un lieu à l’autre, selon que nos activités de la vie quotidienne sont rémunératrices ou moins fructueuses ; voire lorsque dans le pire de cas, la paix, la sécurité et stabilité sont menacées par la guerre ou des catastrophes naturelles.

Voici donc pourquoi nos tribus et ethnies ne portent pas les noms des lieux, des cours d’eau, des montagnes ou des rivières, dont on ne peut déplacer avec soi en cas d’une nouvelle migration. Mais elles se nomment plutôt de la même manière que nos langues et nos dialectes dans lesquels nous nous exprimons. Car, lorsque nous sommes contraints par la force des choses de déménager le village ailleurs sous d’autres cieux, nos langues parlées, nous les emportons avec nous partout où nous allons nous installer ultérieurement. Et tout ceci, dans le contexte d’un Congo indépendant depuis le 30 juin 1960, reste par-dessus le marché chapeauté de notre nationalité congolaise d’origine, indéfectiblement rattachée à nos racines tribalo-ethniques et à nos riches terres ancestrales comme cadres de vie.

À l’inverse, le terme mortifère de « communauté » que vous trouvez visiblement joli et snob à faire usage, servant de surcroît de levier d’infiltration de la RD Congo par les étrangers, ne s’est toujours employé à travers l’Histoire de notre Nation que pour désigner les étrangers accueillis, adoptés et vivant chez Nous. Or, l’usage inapproprié dont vous en faites, équivaut ipso facto à jouer le jeu des imposteurs sans scrupules, et à mettre les autochtones congolais que nous sommes, sur un même pied d’égalité que les étrangers venus pour diverses raisons s’installer provisoirement ou durablement chez Nous.

C’est ainsi donc que dans le langage usuel congolais, ces populations d’origine étrangère, qui sont d´ailleurs loin être des blocs monolithiques ou mono-ethniques, car composées elles-mêmes en leur seins d’individus d’origine ethniques, culturelles ou confessionnelles (religieuses) diverses, ont toujours été désignées en des termes tels que : la Communauté angolaise du Congo ; la Communauté sénégalaise ou guinéenne voire ouest-africaine du Congo; la Communauté belge, grecque, libanaise ou portugaise du Congo ; ou la Communauté chinoise ou indo-pakistanaise, comme cela semble être devenu le cas au cours de ces trois dernières décennies, vu l’accroissement exponentiel de ces populations amies venues d’Asie.

Eh bien, ces communautés sont ainsi désignées comme pour marquer à lettres de feu une différence qui ne prête pas à confusion. Peu importe qu’elles aient été accueillies, adoptées voire acquis la citoyenneté congolaise à part entière pour certains d’entre eux, cela indique clairement que celles-ci, contrairement à Nous-mêmes indigènes, ont des racines étrangères et ne possèdent pas des terres ancestrales chez Nous, dans les limites territoriales internationalement reconnues de la RD Congo, tel est le cas des populations allogènes venues des pays voisins depuis plusieurs décennies voire des générations.

Toutefois, aucune de ces communautés se comportant correctement vis-à-vis des autochtones et dans le respect des lois du Congo, n’a jamais à moment ou à un autre fait la triste expérience d’une quelconque forme de xénophobie à son endroit. D’ailleurs, ce terme de par son étymologie en grec veut textuellement dire : Xéno : qui signifie «  étranger » ; Phobia : qui signifie « peur », autrement dit la peur de l’étranger. Et par conséquent, tout individu ou tout groupe de personnes, de surcroît sans terre ancestrale en RD Congo, s’autoproclamant « Congolais d’origine », mais qui dans le même temps et pour des raisons évidentes, se pose en victime en prétendant être l’objet de « xénophobie » dans son supposé propre pays, se dévoile et reconnaît explicitement à la face du monde qu’il ne l’est nullement. Point barre !

Et d’ailleurs en cette matière, s’agissant justement du bon usage que l’on puisse faire de ce fameux terme de « Communauté », notre chère RD Congo n’est pas un cas isolé. Elle est loin de faire exception à la règle générale, étant donné que c’est bien comme ça que cela fonctionne partout ailleurs à travers la planète.

À titre d’exemple, en France métropolitaine, pays se prévalant d’être par excellence le précurseur de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, société multiethnique comptant à elle seule neuf (9) langues régionales parlées aux côtés de sa langue officielle à savoir le français, n’emploie jamais dans son vocabulaire politique ou social le fameux terme de « Communauté » pour désigner les Français de souche, même si ceux-ci de par leurs racines peuvent être : Alsaciens, Corses, Bretons, Normands, Basques ou Occitans, et j’en passe. Ils sont et ne s’identifient qu’en tant que Français, et non pas en quelconque communauté.

Par contre, vous entendrez souvent parler dans le langage courant en France de différentes communautés telles : algérienne, chinoise, portugaise, turque, malienne, congolaise (Bakongo, Bangala, Baluba, Baswahili, tous confondus dans le lot) ou vietnamienne de France, même si toutefois certains de leurs ressortissants se trouveraient être des citoyens français par acquisition. Et ceci, se justifie par le fait que les ressortissants de ces communautés ne sont pas à l’origine des Français de souche, ne possédant par conséquent pas de terres ancestrales à revendiquer dans ce pays qui, de surcroît, s’estime être le premier État de droit et démocratique du monde. Alors qu´en réalité, la Révolution française du 14 juillet 1789, n´a eu lieu que treize (13) ans après la Déclaration d´indépendance des USA du 4 juillet 1776.

Monsieur Papy TAMBA et chers compatriotes, retenez-le une bonne fois pour toutes que la RD Congo, de par son histoire, n’est pas une terre d’implantation de fameuses « communautés » venues d’ailleurs et y ayant été installées par la violence armée, la confiscation et l’usurpation – avec effusion de sang – de terres des indigènes, comme les seraient certains pays « donneurs de leçons » de démocratie et de droits humains tels les USA, le Canada ou l’Australie. À l’opposé, la RD Congo est une nation d’autochtones constituée de la fusion (l’addition) de terres ancestrales de ses différentes tribus telle que décrite plus haut.

Pour rappel, savez-vous que la position géostratégique de la RD Congo la plaçant au coeur de l’Afrique, lui fait partager des frontières communes avec neuf (9) autres pays limitrophes, et qu’elle partage aussi avec la plupart d’entre eux des populations – tribus et ethnies – transfrontalières situées à cheval de part et d’autre ? Pourtant, vous ne trouverez jamais aucun fils ni aucune fille digne du Congo s’identifier de façon fantaisiste et artificielle en rajoutant à la dénomination de sa tribu ou de sa langue vernaculaire (patois) le déterminant ou le suffixe « congolais » ou « phone », dans le style des exemples ci-dessous :

  • Un soi-disant « Mukongo congolais » ou « Mukongophone » s’identifiant ainsi, prétendument pour se faire différencier de ses autres frères et soeurs de tribu ou d’ethnie d’Angola, du Congo-Brazzaville, de l’enclave de Cabinda ou du Gabon.        Ou à la rigueur, un « Muzombo congolais », « Muzombophone ». Alors que la RD Congo héberge depuis plus d´une centaine d´années nos propres cousins Ne kongo, pas « d´origine » mais plutôt de nationalité coloniale « angolaise », sans jamais que ceux-ci, dont la contribution dans tous les domaines de la vie nationale a de tout temps été précieuse, n´aient des revendications territoriales, ni ne se prévalent d´un quelconque « statut spécial » ou d´une dénomination fantaisiste au sein de la société congolaise.
  • Pas non plus un Lunda, ni un Tshokwe, un Yaka, un Luba/Salampasu, un Bemba ou un Kahonde s’identifier en rajoutant l’épithète « congolais » ou « phone » après le nom de sa tribu (ethnie) ou de son dialecte pour se démarquer de ses frères de tribu parlant la même langue d’Angola ou de Zambie.
  • Il ne traverse pas non plus l’esprit d’un Ngbandi, d’un Ngbaka, d’un Mongo, d’un Ngombe, d’un Zande, ou d’un Lugbara d’essayer d’en faire autant pour prouver à quiconque qu’il possède une nationalité coloniale différente de celles de ses frères et soeurs de tribu de la République Centrafricaine (Sango, Yakoma, Gbaya), du Congo-Brazzaville (Bomongo), du Cameroun (Douala, Pongo) ou du Sud Soudan (Zande, Lugbara).
  • Encore moins un Nande dans le Beni-Lubero dans le Nord-Kivu, dont d’ailleurs la majeure partie de son groupe ethnique se trouve plutôt sur l’autre versant de la chaîne de montagnes de Ruwenzori, ne se définit jamais en soi-disant « Nande congolais » ou « Nandophone » pour marquer sa différence de nationalité coloniale par rapport à ses cousins germains (Bakonzo) de l’Ouganda voisin.
  • De même que nos compatriotes Barundi dans des contrées le long de la rivière ou la plaine de la Rusizi dans le Sud-Kivu. Bien que portant un nom de tribu indiquant manifestement où se trouveraient situées leurs origines plus ou moins lointaines, n’ont pourtant jamais éprouvé le besoin de s’affubler d’une quelconque dénomination cosmétique, pour se faire appeler « Barundi congolais » ou « Barundophones », pour ainsi se démarquer des populations sœurs du Burundi voisin et prouver à la face du monde l’effectivité de leur  incontestable nationalité congolaise d’origine.
  • Que dirions-nous donc de nos compatriotes Bateke, par-dessus le marché autochtones des régions de Kinshasa et de Brazzaville ? Et pourquoi pas des Balobo, des Lukolela dans le Grand Bandundu et l’Équateur ? Ou les Manianga du côté du Luwozi dans le Kongo Central qui n’ont d’ailleurs aucune barrière naturelle et dont les villages se font face avec ceux de leurs du Congo-Brazzaville. Ces derniers ne sont jamais identifiés en « Bateke congolais », en « Balobo congolais » ou en « Banianga  congolais », pour prouver de leur nationalité congolaise d’origine, et se départir ainsi de leurs cousins de la République sœur du Congo-Brazzaville et du Gabon.

De tels cas de figure surréalistes énumérés ci-haut, qui sont non exhaustifs, ne se produisent jamais. Parce qu’en réalité ces Congolais, n’éprouvent aucun besoin quelconque de prouver à qui que ce soit ou à une certaine Communauté internationale de leur « congolité d’origine », que d´ailleurs personne ne leur conteste, et qu’ils ne revendiquent guère, parce qu´ils les sont naturellement. Cela ne peut en aucune façon donner lieu à la moindre spéculation, ni faire l´objet d´aucune discussion. Ils sont incontestablement Congolais d´origine. Point barre !

La leçon à tirer de ce qui précède est que, ces bons et dignes citoyens congolais ne sont ni des extrémistes, ni des hégémonistes ou suprématistes qui ne se laissent ni manipuler, ni ne prennent les armes pour se constituer en organisation terroriste et criminelle aux côtés des armées assaillantes des pays ci-haut cités en exemple, d’où ils auraient éventuellement leurs « origines », ou plutôt, avec lesquels ils ont des liens de consanguinité indéniables, pour s’attaquer à l’État congolais, en massacrant ainsi massivement leurs compatriotes civiles issus d’autres tribus et ethnies, par des méthodes dignes du gangstérisme d´État.  Et ce, avec pour objectif final : s’emparer de terres de leurs victimes et de conquérir la citoyenneté et nationalité de ce qui est censé semble-t-il être leur pays d’origine. N’est-ce pas là un choquant paradoxe qui en dit long ? Comprenne qui pourra !

Ainsi, quiconque agit de cette manière irréfléchie et ingrate, en se livrant à de telles méthodes d’une bestialité dépassant l’entendement humain comme c´est fut récemment le cas à Kishishe dans le territoire de Rutshuru dans le Nord-Kivu, apporte par soi-même la preuve qu’il n’est pas Congolais d’origine, et se fera jamais accepter en tant que tel, peu n’importe ses soutiens et les moyens irréconciliables avec le bon sens dont il se sert pour y parvenir. Il trouvera à jamais le peuple congolais en travers de son « Chemin de la Folie » pour ainsi dire.

Le particularisme ethnique irrationnel et le cynisme dont font preuve avec zèle une certaine catégorie de prétendus Congolais de citoyenneté acquise par les armes, qui passent les plus clairs de leur temps à verser le sang des centaines de milliers d’autochtones, sont en soi : la source de tous les problèmes qui troublent la paix et la sécurité dans les provinces de l’Est du pays. En effet, le caractère mensonger de leurs revendications et leur obstination de réécrire l´Histoire du Congo avec des affabulations et des contre-vérités cousues de fil blanc, jette ainsi définitivement le discrédit sur l’ensemble de ce qu’ils appellent eux-mêmes leur « Communauté » – ce qui est d´ailleurs vrai – aux yeux de la Nation congolaise tout entière.

Le peuple pacifique de la RD Congo qui est en fait constitué d’une mosaïque de tribus et d’ethnies, se caractérise par son hospitalité légendaire, lui interdisant – soit dit en passant – à discriminer quiconque sur son sol. Et c’est d’ailleurs pourquoi – c´est ici le cas de le rappeler –  il s’est toujours fait avoir à travers l’Histoire par des félins couverts de peaux d’agneaux.

En effet, les haineux et les jaloux au coeur tortueux et aux yeux de crocodile, si jamais il y en aurait en RD Congo, il faudrait plutôt aller les chercher dans le camp de ceux qui font de la projection sur autrui, en se mettant en posture victimaire pour réduire le peuple congolais au silence. Et qui par-dessus tout, au travers de leurs actes abominables et leur esprit odieux, sèment la mort, la haine et la désolation dans la maison de leurs hôtes congolais qui les ont accueillis à bras ouverts et avec le coeur. Cherchez plutôt où se trouve l’erreur.

En conclusion, Nous en appelons donc à votre sens de responsabilité et de conscience patriotique, tout en vous mettant en garde compatriote Papy TAMBA et compagnies, de soigneusement éviter voire d’éradiquer de votre langage l’emploi abusif et fallacieux de ce terme de « Communauté » inadéquat pour désigner notre peuple, menaçant par-dessus tout l’indépendance, la souveraineté et la cohésion nationales, mais aussi l’intégrité territoriale de notre pays.

Dans quelle mesure me diriez-vous peut-être ? Et je vous rétorquerai avec force et conviction que c’est parce qu’il est avant tout contreproductif pour la République, et qu’il y ouvre des brèches à des opportunistes, des imposteurs, des envahisseurs et des usurpateurs de terres et de la nationalité congolaise de la région des Grands Lacs africains et au-delà, pour ainsi s’engouffrer dans la Nation congolaise qu’ils convoitent tant et pour y conquérir le pouvoir et la fortune et assujettir notre peuple. Et ce, par la fraude, la ruse, le mensonge et les guerres de prédation de nos richesses et d’extermination de nos populations martyres.

Que Dieu bénisse le Congo et garde son peuple !

STOCKHOLM, le 13 janvier 2023

Pépin LULENDO                   

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