L´adhésion de la Suède et de la Finlande à l´OTAN

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MANIFESTATION À  STOCKHOLM CONTRE  L´ADHÉSION DE LA SUÈDE À L´OTAN. CE N´EST PAS L´AFFAIRE DU PEUPLE SUÉDOIS, MAIS DE PLUTÔT DE SES DIRIGEANTS DE LA SECTE ANTLANTICO-MONDIALISTE.

Contrairement à leur récente et commune prise de position du 24 janvier dernier à Bruxelles, hautement judicieuse et fidèle à leur pacifisme, de ne pas intégrer l´Organisation du Traité de l´Atlantique Nord (l´OTAN), en dépit de pressions qui avaient été exercées sur eux par notamment les USA en vue de les persuader à y adhérer, le revirement à 180 degré et la précipitation avec laquelle se sont subitement ravisés les gouvernements de ces deux pays nordiques que sont le Suède et la Finlande, ayant chacune une très longue politique de neutralité et de non-alignement militaire, pour finalement une intégration à l´OTAN, donne matière à réflexion.

La justification officielle à ce changement de position serait – d´après les deux gouvernements concernés – le fait que la Russie soit passée depuis le 24 février dernier à l´offensive contre l´Ukraine, dans le cadre de son « Opération militaire spéciale », afin de la démilitariser et la dénazifier, selon bien entendu le vocabulaire employé par les autorités russes. Opération spéciale pourtant vue comme une agression d´un État indépendant et souverain, en grande partie par l´Occident collectif « donneur de sanctions » et quelques autres États sous occupation militaire ou à souveraineté limitée d´Asie, tels le Japon, la Corée du sud ou l´île chinoise rebelle de Taïwan.

Faut-il pour autant rappeler que la Suède et la Finlande, selon les déclarations de leurs propres dirigeants, ne sont ni en conflit, ni menacées par la Russie, si ce ne sont quelques récentes violations de leurs espaces aériens qui ont récemment eu lieu en mer Baltique par l´aviation russe ? Ces faits, en addition avec la situation de conflit armé en cours en Ukraine, ont donc visiblement servi d´argument sinon de prétexte à ces deux pays et aux puissances otaniennes cachées dans les coulisses qui y ont vu une aubaine, pour justifier officiellement leur demande d´adhésion à l´OTAN, soumise le 18 mai dernier. Et de ce fait, les deux pays deviennent ipso facto des adversaires militaires, mais aussi des « potentielles cibles » d´attaques thémonucléaires russes, au cas où un conflit armé venait à éclater entre la Russie et l´OTAN.

Chose qui vient donc là marquer un changement radical et une rupture totale avec leur longue tradition de pacifisme et de non-alignement militaire, vieille de plus de 200 ans s´agissant de la Suède, qui, depuis sa cuisante défaite de 1809 contre la Russie à l´issue de la Guerre de Finlande, mais aussi les dernières guerres napoléniennes et enfin celle contre la Norvège (1814), n´a plus été impliquée dans un conflit armé de grande envergure.

Et concernant la Finlande, depuis 1947 avec la Traité de Paris conclu avec la Russie, après avoir été sévèrement défaite par celle-ci à l´issue de la Seconde Guerre mondiale (1939 -1945), collectivement avec ses principaux alliés nazis Allemands. Et on ne le dit pas assez, mais aussi Polonais, Ukrainiens, Roumains, Slovaques, Italiens, Britanniques, Américains, Français qui envoyèrent des milliers de troupes contre la Russie. Sans en oublier les Suédois, les Danois, les Norvégiens et les Espagnoles, qui eux, envoyèrent mercenaires et volontaires. Bref, ce fut déjà l´OTAN d´alors, et l´Histoire risquerait de se répéter de la même façon pour les Va-t´en-guerres de la secte Atlantico-mondialiste.

Mais à y regarder de plus près, au-delà de parfaites excuses ou alibis que leur aurait fournis « l´Opération militaire spéciale » russe en Ukraine, qui tombait d´ailleurs bien à propos pour la secte Atlantico-mondialiste avide de sang qui en est l´instigateur, on se rend bien compte qu´il s´agit plutôt là d´une affaire des dirigeants. Et pour la plupart d´entre eux : membres dociles de groupes mystico-politico-financiers du type Bilderberg, Council on Foreign Relations ou Commission trilatérale, que d´une adhésion réelle des peuples de Suède et de Finlande, qui se seraient réellement sentis menacés par la soi-disant « belliqueuse » Fédération de Russie, qui chercherait à s´attaquer à tous ses voisins de son « Étranger proche », et d´y conquérir des nouveaux territoires.

Et ceci, étant donné que les gouvernements suédois et finlandais ont fait le choix inédit d´en décider tout seuls, c´est-à-dire, dans les strictes limites de leurs classes politiques avec des simples ratifications de l´acte d´adhésion par leurs parlements respectifs pour enteriner leur intégration à l´OTAN, plutôt que d´y associer aussi leurs citoyens ayant le droit de vote, à travers des consultations directes du peuple. Ce sont là les mêmes méthodes cavalières comme celles employées par les Atlantico-mondialistes lors de la tristement célèbre pandémie à Corona-virus (Covid-19), ayant imposé unilatéralement et sans ménagement confinements et restrictions sociales au monde entier. Point barre !

Or, selon les traditions politiques actives de ces deux pays nordiques, singulièrement en Suède qui, par excellence, se trouve être l´une des « championnes » de la démocratie participative, il est de règle s´agissant de questions d´aussi grande importance engageant l´avenir du pays, qu´elles soient en dernier ressort soumises à l´examen de l´approbation du peuple suédois par voie référendaire. C´est le fameux Folkomröstning en langue suédoise ou littéralement Référendum populaire.

Nous allons ainsi à titre illustratif en énumérer les trois derniers :

  1. Ce fut le cas le 23 mars 1980, concernant trois questions vitales liées notamment : au nucléaire civil pour la production de l´électricité ; aux libertés de presse  et d´expression ; à la succession au trône par primauté de naissance qu´importe mâle ou femelle, qui d´ailleurs, permit à l´actuelle princesse héritière Victoria (45 ans), d´évincer légalement son frère cadet le prince Philip (43 ans), pourtant héritier du trône avant le référendum.

  1. Il en était de même le 13 novembre 1994, le peuple suédois fut consulté par référendum populaire pour se prononcer sur l´adhésion ou non de la Suède à l´Union européenne. Le résultat fut de 52,3% en faveur du Oui. Et c´est ainsi que la Suède en était devenue pays membre.

  1. Et plus tard le 14 septembre 2003, les électeurs furent une fois de plus consultés pour se prononcer sur l´adoption ou non de la monnaie commune européenne (l´euro) par la Suède. Eh bien, le rejet de l´euro fut sans appel avec 55,9% des suffragés exprimés contre. C´est bien ce qui explique le fait que la Suède, bien étant État membre à part entière de l´Union européenne, continue d´utiliser sa propre monnaie nationale, à savoir : la Couronne suédoise.

Ceci dit, comment alors expliquer dans le cas d´espèce, pour une question aussi grave que vitale portant sur l´intégration de la Suède dans une alliance militaire offensive et aggressive qu´est l´OTAN, et dont trois de ses principaux États membres (USA, France et Grande-Bretagne) sont detenteurs de l´arme nucléaire, que l´on se paie purement et simplement le luxe de zapper le vote populaire ? Comprenne qui pourra …

Ainsi, le fait que ces autorités gouvernementales se soient arrangées de manière à esquiver sans ménagement le référendum, faisant ainsi fi de la volonté populaire de trancher sur la question d´une importance vitale, démontre à suffisance que le prétendu retournement de l´opinion publique suédoise en faveur de l´adhésion du pays à l`OTAN, et dont les sondages seraient passés de 74% contre en février à 66% favorables aujourd´hui, n´est qu´une construction des autorités elles-mêmes et de leurs associés.

Or, si seulement l´opinion publique suédoise avait effectivement changé d´avis à cause de la fameuse « Opération militaire spéciale » russe en Ukraine, au profit de l´adhésion de leur pays à l´OTAN comme le prétendraient les autorités en place, le vote populaire sur cette question hautement stratégique, aurait dû d´un côté constituer une « occasion en or » qui tomberait à pic pour ces mêmes autorités de prouver à la face du monde qu´il en était bel et bien ainsi. Et que de l´autre, cela les aurait épargnées de toute responsabilité personnelle future, si jamais cette adhésion qui ferait désormais de la Suède une « cible nucléaire » pour le camp adverse, venait un jour à tourner au vinaigre.

Ainsi, en organisant un référendum populaire à cet effet, cela aurait été une parfaite illustration du fait que le choix de l´adhésion à l´OTAN est sans équivoque et conforme à la volonté des électeurs suédois. Que c´est véritablement le peuple lui-même qui prend collectivement la responsabilité d´abandonner sa légendaire politique de neutralité et de s´engager dans cette voie par-dessus tout « dangereuse » pouvant au bout du compte, si l´on n´y prend pas garde, aboutir à une éventuelle et destructive guerre, peut-être même « nucléaire » contre la Russie. Qui sait ?

Eh bien ! S´il est vrai que une bonne partie de l´opinion publique suédoise a été influencée par la campagne de diabolisation systématique dirigée contre la Russie, il en reste pas moins que la majorité des Suédois reste viscéralement pacifiste et attachée à la politique de neutralité légendaire de leur pays.

Mais au-delà de cette malsaine et fallacieuse propagande menée de main de maître par les médias à grand public devenus inféodés aux intérêts des puissances d´argent et ouvertement tendancieux, unilatéraux et monopolistiques faisant croire le contraire, les autorités suédoises savent pertinemment bien qu´en cas de consultation populaire, le peuple suédois, dirait sans l´ombre d´un doute « non » à cette intégration à l´OTAN. D´où, leur refus de l´organiser de peur de subir une sévère fin de non-recevoir contraire à l´orientation guerrière que l´on voudrait donner à la Suède, en vue de renforcer le camp des bellicistes de la secte Atlantico-mondialiste avide de sang et dirigé par les Anglo-américains, redoutant plus que tout la perte progressive de leur hégémonie.

Pourtant, tout indique que cette « fable du peuple suédois » désormais favorable à l´OTAN est loin d´être vraie. Dès lors que l´on voit déjà s´organiser à Stockholm la capitale de Suède, une première manisfestation qui sera certainement suivie d´autres ailleurs à travers le pays, contre cette fameuse adhésion à l´OTAN, qui, d´après ses participants : « n´est autre qu´une organisation militaire offensive et qui déstablise et détruit les États et les régions entières, au cours de ces trois dernières décennies qui ayant suivi la chute du Mur de Berlin et la dissolution de l´Ex-Union soviétique ».

Toutefois, rien n´est encore définitivement acquis à ce sujet. Il y a de quoi garder son calme pour tous les pacifistes, attachés à la sacro-sainte politique de neutralité et du non-alignement de ces deux pays. Car la Suède et la Finlande, ont en travers de leur chemin deux États membres de l´OTAN que sont la Croatie et la Turquie, qui ont d´ores et déjà annoncé les couleurs en promettant d´opposer leurs vétos à leur adhésion lors du sommet de cette Alliance en juin prochain à Madrid. Le vote d´adhésion soulignons-le, requiert l´unanimité absolue de tous ses trente (30) États membres actuels.

La Croatie quant à elle, trouve – d´ailleurs à juste titre – que la demande adhésion de ces deux pays nordiques, jusque-là bien vus du fait de leurs politiques de neutralité et de non-alignement militaire projetant une image positive d´eux à travers le monde, tombe mal à propos dans un contexte de tensions accrues. Car, selon le président croate Zoran MILANOVIC, elle n´est pas de nature à apaiser ces tensions entre l´Occident collectif et la Russie, actuellement engagée dans son « Opération militaire spéciale » en Ukraine, mais qu´elle ne contribuerait davantage qu´envenimer la situation déjà tendue. Et ce, à cause du fait que la Russie pourrait percevoir cet élargissement de trop à ses frontières comme une provocation de plus, à laquelle elle se réserve le droit de répondre en temps opportun par des moyens « technico-militaires », avait-elle officiellement prévenu.

Car, effectivement la Finlande s´est mise en conflit juridique avec la Russie, l´héritière de l´URSS, en décidant unilatéralement de sortir du cadre du Traité de Paris de 1947 qui reste toujours valable, et se remet de facto en situation de belligérance d´avant le 19 septembre 1944 avec celle-ci. N´est-t-il pas là de manière implicite ou explicite selon que l´on voit les choses de part et d´autre de la passerelle : un « casus belli » pour la Russie ou une « déclaration de guerre » pour la Finlande ? Seul l´avenir saura nous renseigner là-dessus…

Quant à la Turquie, poids lourd et première puissance militaire européenne – de par la taille de son armée – et pays hautement stratégique de cette Alliance militaire du fait de son emplacement géostratégique entre l´Europe et l´Asie, son président Recep Tayyip ERDOGAN reproche en particulier à la Suède – et dans une moindre mesure à la Finlande, avec laquelle il semble désormais s´être accordé – le fait de s´être transformée au cours de ces dernières décennies selon la terminologie officielle turque : en véritable « dernier repaire de terroristes » du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan d´Abdullah ÖCALAN.

D´après les autorités turques, la Suède les acceuillirait à bras ouverts en leur accordant toutes les facilités de continuer à « opérer librement » contre la Turquie depuis son sol. La Turquie pose par ailleurs d´autres conditions à ses alliés otaniens au premier rang desquels les USA, que sont notamment : la levée des sanctions due à l´achat des armes russes (les systèmes de défense anti-aériens S-400) ; la levée de la suspension de production des fameux avions de combat F-35 américains sur son sol, et bien sûr, la neutralisation et rapratriement des Kurdes du PKK par la Suède, avant de commencer à penser la laisser adhérer à l´OTAN. Ainsi, le président turc déconseille vivement aux officiels suédois et finlandais de ne pas s´embêter à faire le déplacement de la Turquie pour essayer de le persuader à changer d´avis, avant d´avoir donné satisfaction à ses exigences.

En conclusion, ce processus visiblement irréversible d´intégration de la Suède, mais aussi de la Finlande dans l´OTAN, n´est strictement qu´une affaire dans l´intérêt de leurs élites politico-financiers embrigadées dans leur plus grande majorité dans des «machins bizarroïdes » que de celui leurs peuples. Et maintenant que ces élites aux ordres du Nouvel Ordre Mondial ont unilatéralement décidé de leur priver du vote populaire qui aurait dû être décisif pour trancher sur la question, et que le président américain Joe BIDEN, le marionnettiste en chef, tirant les ficelles, juge les deux pays immédiatement intégrables puisque leurs armées remplissent tous les critères requis selon les standards de leur Alliance militaire offensive, les dés semblent être jetés.

Enfin, un certain nombre de questionnements surgissent sur de quoi sera fait l´avenir par rapport à l´adhésion de la Suède et de la Finlande à l´OTAN. Ce sont bien entendu ceux de savoir si les deux États membres qui se sont d´ores et déjà annoncés contre à cette adhésion, réussiront-ils à maintenir leur prise de position jusqu´au bout du processus, ou vont-ils plutôt fléchir sous le poids des réalités géopolitiques ?

  • La modeste Croatie saurait-elle restée ferme et inflexible face aux pressions américaines et ne pas changer d´avis ? La Turquie quant à elle, s´agissant spécifiquement la Suède, serait-elle tentée de rendre la pareille à Vladimir POUTINE et de mettre un stop aux ambitions guerrières des USA contre la Russie, qui a sauvé son président ERDOGAN du coup d’État de juillet 2016 et d’une mort certaine, montés de toutes pièces et conjointement par la Central Intelligence Agency (CIA), l´OTAN et les généraux dissidents turcs ?

  • Pourrait-on entrevoir en filigrane un véto de la part de la Hongrie de Viktor ORBAN, qui s´est jusque-là opposée à la plupart des sanctions imposées à la Russie ? Qui sait ? Attendons voir !

Bref, les pacifistes à travers le monde doivent rester sereins et continuer toutefois d´espérer que la Croatie et la Turquie ne se raviseront pas à barrer la route de l´OTAN à ces deux pays nordiques, jusque-là considérés comme des « Colombes de la paix » portant chacune dans son bec un rameau d’olivier. Mais qui subitement, et contre toute attente, ont décidé de s´improviser « Faucons de guerre » contre leur paix, leur sécurité et leur politique de neutralité confortables, dont il ont joui pendant respectivement 208 ans pour la Suède et 75 ans pour la Finlande, dans un monde pourtant depuis lors, en proie à plusieurs guerres dévastatrices dont deux mondiales, s´agissant de la Suède.

De précieux acquis qu´ils ont pourtant chèrement obtenus au prix de sanglantes guerres à travers l´histoire – 14 pour la Suède et 3 pour la Finlande – contre cette même Russie, l´incontestable héritière de l´Empire russe et de l´ex-Union soviétique.

Actuellement, la base militaire russe la plus proche de la frontière finlandaise est située à plus de 1500 kilomètres à l´intérieure du territoire natonal de Russie. Mais avec l´adhésion prochaine de la Finlande à l´OTAN, les Russes annoncent déjà vouloir construire 12 bases militaires placant à portée de fusil les principales villes finlandaises, le long de leur frontière commune longue d´environ 1300 kilomètres.

Oh mon Dieu, quel gâchis !

 

STOCKHOLM, LE 23 mai 2022

/ PÉPIN LULENDO /

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Kadite Bababebole

Merci mr Pepin pour ce beau texte a la fois informatif et veridique. Et comme tu as conclu : “Quel gachis!”. Ils viennent de perdre la paix inutilement pour replonger dans l’anxiete perpetuelle d’il y a deux siecles pour la Suede et moins d’un siecle pour la Finlande. En general, on constate que les peuples de l’Occident sont devenus plus formates que les africains qui comprennent maintenant combien ils etaient alienes. Pour les peuples nordiques et scandinaves en particulier, ils vegetent, je voudrais dire qu’ils somnolent dans la relative aisance de leur solide economie a tel point que les hommes politiques en ont profite pour voler sur leurs propres interets. Le desinterressement des peuples scandives a la politique, du moment qu’ils ont un pouvoir d’achat, a permis que le groupe que tu appelles Atlantico-mondialistes ait le dessus sur une elite politique nationale a qui on exige plus grand-chose. Si ces peuples ne sortent pas de cette torpeur, s’ils oublient que la relative aisance dont ils jouissent aujourd’hui a ete les fruits du combat de leurs ancetres, ils tomberont aussi bas que les Atlantico-mondialistes le souhaitent. C’est seulement une question de temps.

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