LA RUSSIE A CAPTURÉ DES MILLIERS DE TONNES D’ARMES OCCIDENTALES EN UKRAINE.

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Dans le cadre de la deuxième phase de son opération militaire spéciale en Ukraine, désormais axée essentiellement sur la libération totale de la région du Donbass, dont des zones entières se trouvent encore sous le contrôle de l’armée ukrainienne et ses extrémistes ukronazis des bataillons de répression Azov, Aïdar et de Pravi Sektor qui ne cessent de perdre du terrain, l’armée russe dans son inexorable progression vers des nouveaux objectifs militaires sur les fronts de l’Est et du Sud, a une fois de plus mis la main sur des milliers de tonnes de livraisons d’armes occidentales fournies à l’Ukraine.

Munitions et obus de calibres variés, des plus petits aux plus gros, dont des mortiers et des roquettes de 155 mm entreposées dans un dépôt de munitions, ont été capturés par les Russes dans la région Donbass.

Ce qui constitue en soi une  démonstration de l’implication directe des USA et ses subordonnés occidentaux (l’OTAN) comme parties prenantes, dans le conflit armé en cours mettant aux prises la Russie et l’Ukraine depuis le 24 février dernier.

Ainsi, cette approche occidentale qui consiste à accroître son aide en onéreux matériel de guerre divers à  l’Ukraine, plutôt que de privilégier la voie de négociations et d’une solution diplomatique au conflit, semble à bien des égards peu réfléchie. Car, la valeur de cette aide militaire convertie en ressources financières, aurait bien pu servir à la relance économique et au progrès social dont ce pays appauvri par la mégestion de ses véreux et mafieux dirigeants a tant besoin. 

Aide s’élevant à plus de 3,7 milliards de US dollars de la part des USA à eux-seuls, sans parler de celle accordée par d’autres pays membres de l’OTAN, voire de celle des pays dits “neutres” comme la Suède et la Finlande. Ainsi, sous l’impulsion des USA, 40 pays s’étaient réunis le 25 avril dernier à Ramstein, la plus grande base aérienne américaine en Allemagne, dans le but d’alimenter davantage l’Ukraine en armes lourdes, et ce, au rythme d’une réunion d’évaluation tous les mois.

En définitive, tout indique que ce soutien ne servira guère à ramener la paix et la stabilité, ni à faire remporter à l’Ukraine une hypothétique victoire contre la grande armée russe. Soit dit en passant qu’à la différence des armées des pays de l’OTAN qui font la grande (gueule) et trouvent actuellement tout le mal à dire d’elle, à cause du raté de son plan initial, la vaillante armée russe a fait ses preuves à travers l’histoire, en remportant des victoires mémorables pour ne pas dire en écrasant les ennemis occidentaux de valeur égale, ou sinon, plus puissants qu’elle.

Bref, le surarmement en cours de l’Ukraine par un Occident déchaîné, prétendument pour l’aider à se défendre contre la Russie, mais aussi pour affaiblir celle-ci, ne contribue qu’accroître l’escalade de la violence et d’occasionner davantage de destructions en termes de dégâts matériels et de bilan humain militaire et civil, et à prolonger ainsi les souffrances du peuple ukrainien.

Et ceci, sans pour autant changer l’issue prochaine de la guerre, dont l’évolution de la situation sur le théâtre d’opérations militaires, laisse à penser qu’elle finira bien tôt ou tard, par se solder par la victoire du plus fort. Et le plus fort dans le cas d’espèce, qu’on ne s’y trompe pas, est bien entendu la Fédération de Russie.

Car, autant que les nouveaux protecteurs et sponsors occidentaux de l’Ukraine sont déterminés à faire échec à l’opération spéciale russe dans ce pays, autant que la Russie est déterminée à en venir coûte que coûte à bout de ce pays frère et voisin qui représente désormais une menace existentielle et inacceptable à ses frontières du sud-ouest.

Tout porte donc à croire qu’à la longue, les choses se termineront exactement comme dans l’histoire de la courageuse bataille livrée par la “Chèvre de monsieur Séguin contre le méchant Loup”, d’Alphonse Daudet.

Pour rappel, la pauvre bête qui voulut goutter à la liberté de la montagne, résista héroïquement la nuit durant contre son adversaire de catégorie largement supérieure dans un duel inégal, en donnant le meilleur elle-même. Mais au petit matin, à la suite de ses efforts hors-normes, elle arriva enfin au bout de ses forces pour pouvoir continuer à résister. Son sort fut enfin définitivement scellé, et c’est ainsi qu’elle se fit sans autre forme de procès dévorer par l’impitoyable carnassier.

C’est ici l’occasion de souligner le fait que le camp anglo-saxon fou de rage, avec les USA comme principaux instigateurs, meneurs et fauteurs de guerres en chef à travers le monde, n’ont presque jamais connu les affres de la guerre et les fâcheuses conséquences qui en découlent sur leurs territoires nationaux, tel qu’ils le font subir à d’autres peuples sous d’autres cieux. 

À l’exception bien entendu – s’agissant des USA – de quelques guerres anglo-américaines de faible intensité, dont celle qui permit à la Royal Navy (Marine royale) de lancer des raids côtiers et d’incendier leur capitale Washington en août 1814. Sans bien sûr en oublier d’évoquer leur guerre civile opposant le nord au sud exclavagiste d’avril 1861 à avril 1865.

Bénéficiant d’une protection naturelle que leur confèrent les deux plus vastes océans qui les bordent que sont l’Atlantique sur la côte Est et le Pacifique sur la côte Ouest, les USA se croient pour ainsi dire hors de toute atteinte et invulnérables. 

D’où, la facilité avec laquelle ce pays aime à  semer la mort et la désolation ça et là à travers la planète, par le biais de ses guerres assorties de cortèges de crimes de guerre qu’il exporte au nom de son “exceptionnalisme américain” et sa soi-disant “Raison d’État” ou “National interest”.

Enfin, une chose vraie dans le contexte de cette guerre d’Ukraine imposée par procuration à la Russie, la puissance agresseuse désignée, c’est que les USA en sont sur toute la ligne les plus grands bénéficiaires. Étant donné qu’ils tirent si bien leur épingle du jeu au plan tant géopolitique, économique que stratégique.  

Alors qu’à l’opposé, les Européens, alias les “vassaux consentants” qui se laissent aveuglement mener par le bout du nez par les Américains et par extension The Five Eyes (Australie, Nouvelle Zélande, Canada, Royaumes-unis et USA)  en jouant à fond leur jeu, pourtant contre-productif à l’intérêt supérieur de l’Europe, en sont les véritables “dindon de la farce”.

 

/Pépin LULENDO/

2022-04-28

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