Investiture sabotée de Félix-Antoine TSHILOMBO à la tête de la Présidence de l´Union africaine

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RD CONGO : savez-vous pourquoi les 53 autres chefs d´États africains ont-ils saboté l´investiture de Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi à la tête de l´Union africaine ? En voici donc la réponse, d´après les révélations du professeur Patrick YIOMBI Tona.

Selon l´organisation interne au sein de l´Union africaine, il s´est tenu le samedi 6 février 2021 à Addis-Abeba en Éthiopie, qui en abrite le siège, l´Assemblée générale de cette organisation régionale, en vue de la passation de pouvoir de sa Présidence tournante au chef de l´État de la République Démocratique du Congo, pour un mandat d´une durée d´un an. Et ce, depuis 1967, c´est-à-dire il y a 54 ans, lorsque ce poste fut la première fois occupé par Congo d´alors, avec à sa tête le Maréchal MOBUTU Sese Seko.

Mais à la surprise générale, et contrairement aux traditions diplomatiques et aux règles en vigueur dans les relations internationales, Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi, président de fait de la RD Congo, s´est retrouvé seul avec sa silhouette, dans l´immense la salle des conférences qui abrite ces fameuses assemblées générales vide de participants, et sans la présence du moindre chef de l´État des cinquante-trois (53) autres États-membres de l´UA. Tous, étaient aux abonnés absents. Il s´y est retrouvé seul même pour la photo de famille, aux côtés du Tchadien Moussa FAKI Mahamat, président en exercice de la Commission de l´Union africaine qui, par la même occasion, s´est vu reconduire à son poste pour un nouveau mandat de quatre ans.

Figurez-vous que même le président sud-africain Cyril RAMAPHOSA, également président sortant de l´Union africaine dont le mandat touchait à sa fin, lequel était censé lui passer le flambeau à ce poste en sa qualité de président entrant au cours d´une cérémonie de passation de pouvoir (remise-reprise) devant l´Assemblée générale et en présence des autres chefs d´États, l´a soigneusement évité en faisant le choix de le faire même pas en visioconférence, mais plutôt par téléphone depuis sa résidence.

Et ce, avant d´aller dîner dans un restaurant de la capitale sud-africaine, pour ensuite s´envoler pour le Congo-Brazzaville à l´invitation du président Denis SASSOU Nguesso, afin de pouvoir y assister, aux côtés de dix (10) autres chefs d´États africains, à la cérémonie d´inauguration de la nouvelle université portant le nom de leur hôte, construite à Kintélé dans la périphérie de Brazzaville, sur un terrain de 350 hectares, avec une capacité d’accueil de 30 000 étudiants.

Quant au Rwandais Paul KAGAME, lui était plutôt en visite officielle le même jour à Bangui chez son homologue Faustin Archange TOUADERA en République Centrafricaine.

Du coup, l´excuse basée sur la Covid-19 pour justifier leur absence à Addis-Abeba au siège de l´Union africaine pour la fameuse cérémonie d´investiture de Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi tombe à l´eau, et perd de toute sa véracité. Et ce, à partir du moment où les uns comme les autres ont pu faire le déplacement de Brazzaville, qui est d´ailleurs, c´est ici le cas de le rappeler, presqu´aussi sévèrement frappé qu´Addis-Abeba, ou toutes les autres grandes villes du continent africain par l´horrible et sévissant Covid-19.

Et pour parler net, sans d´inutiles précautions oratoires, ces chefs d´État africains avaient tous indistinctement, purement et simplement boycotté l´investiture de leur « homologue » congolais, sous le beau couvert de la crise sanitaire due à la pandémie à Corona-virus, autrement dite la sinistrement meurtrière Covid-19 qui, par les temps qui courent, sévit avec rigueur. Ce qui constitue là ni plus ni moins : un véritable camouflet diplomatique et une sublime humiliation pour Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi qui, visiblement, n´est pas du tout considéré par ses « pairs », et par ricochet pour la RD Congo, qui est tombée plus bas que terre avec cet imposteur à sa tête.

Quelle serait donc la raison de cette humiliation infligée à Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi ?    

D´après monsieur Patrick YIOMBI Tona, éminent professeur des universités d´origine congolaise résidant à Séoul en Corée du Sud, et très introduit dans les milieux diplomatiques et des Nations unies, il lui a été confié par un diplomate chevronné en poste à Addis-Abeba que ce sont notamment : l´entêtement irrationnel, le manque de pragmatisme et de réalisme politique de Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi, qui en sont la cause sous-jacente. Et d´ajouter, chose qu´ignorent ses fanatiques aveugles, mais aussi le commun des mortels congolais, avait-il révélé au cours d´une émission diffusée le lundi 8 février 2021, sur sa chaîne de télévision sur Internet dénommée Yiombi Vision. 

Selon ce diplomate non-Africain dont l´identité n´a du reste pas été dévoilée, Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi voulait à tout prix et à contre-courant de l´opinion générale exprimée par les cinquante-trois autres chefs d´États africains, occuper ce poste tant honorifique que lourd de responsabilité de la Présidence de l´Union africaine, en dépit de toutes les casseroles qu´il traîne avec lui, en ce qui concerne d´abord son accession au pouvoir et la gestion qu´il en fait depuis deux ans d´exercice.

Car, selon les règles du jeu édictées voici quelques années et régissant cette organisation continentale, tout pouvoir issu d´un coup d´État, ou ayant accédé à la tête de l´État par des moyens frauduleux et non démocratiques, n´y sera pas reconnu. Ce qui entraîne par voie de conséquence la suspension de l´État-membre concerné des activités de l´Union africaine, jusqu´au rétablissement du statu quo ou à l´instauration d´un pouvoir démocratique. Voici en substance le condensé de cet désormais axiome fondamental de l´Union africaine.

Ainsi, s´agissant de coups d´États militaires voire constitutionnels, les choses sont tellement évidentes qu´il ne se pose aucune difficulté à pouvoir condamner et sanctionner les putschistes ou les usurpateurs du pouvoir.

Or, il se pose un problème pour l´Union africaine de pouvoir démontrer qu´un pouvoir dans un État-membre a pu user des moyens non démocratiques ou frauduleux pour accéder au pouvoir dans le contexte d´un processus électoral. Et dans ce cas, pour que le(s) responsable(s) et l´État-membre concerné puissent être sanctionnés, il faudrait alors que la Cour constitutionnelle de ce pays en fasse expressément la demande au niveau des instances compétentes de l´Union africaine. Ce qui évidemment rend les choses plus compliquées.

Le cas de la RD Congo avait été abordé, car les chefs d´États africains savent tous que Félix est un usurpateur, déclare le diplomate.

Étant tous bien renseignés grâce aux données électorales impartiales produites par la société civile congolaise dont notamment la très influente Église catholique, ainsi que par leurs propres diplomates en poste à Kinshasa, les chefs d´États africains ne sont pas sans ignorer que l´avènement de Félix-Antoine TSHILOMBO (15%) au pouvoir le 24 janvier 2019, dans des conditions ostentatoirement frauduleuses, n´était que le résultat d´un « arrangement à l´africaine » pour paraphraser le ministre français des Affaires étrangères Jean-Louis le Drian, entre deux perdants et margoulins politiques, ayant débouché sur un soi-disant « Deal secret » de confiscation et de partage du pouvoir, conclu entre lui Félix et son prédécesseur le Rwandais alias « Joseph KABILA ».

Et ceci, bien entendu, au détriment du véritable vainqueur de cette élection présidentielle du 30 décembre 2018, qui la remporta haut la main avec plus de 62% des suffrages exprimés, à savoir Martin FAYULU Madidi.

Et de ce fait, selon l´entendement de tous ces dirigeants africains, confie le diplomate au professeur Patrick YIOMBI Tona, ceux-ci considèrent qu´il existe bel et bien en RD Congo : une crise de légitimité issue de la fraude électorale ayant placé Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi à la tête de l´État congolais, alors que son précité adversaire ne s´est jamais avoué vaincu, et continue encore à ce jour de revendiquer sa victoire volée, en s´estimant comme l´élu du peuple. Statut que lui reconnaît d´ailleurs une majorité écrasante de Congolais tant à l´intérieur qu´à l´extérieur du pays. Et l´Union africaine en est bien consciente, car ceci constitue l´une des principales sources de l’imbroglio de la vie politique congolaise au cours de ces deux dernières années.      

Les Sud-Africains proposèrent que la Présidence tournante de l´UA soit en attendant donnée à un autre pays.

Trouvant judicieuse cette approche, en attendant que tous ces contentieux politico-électoraux ne soient vidés, et que la RD Congo jusque-là en proie à d´interminables « crises politico-sécuritaires » dont certaines créées notamment par lui-même Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi ne recouvre sa stabilité, les chefs d´États africains envoyèrent à Kinshasa dans le cadre des relations bilatérales liant leurs pays respectifs à la RD Congo, des émissaires auprès de celui-ci pour lui faire entendre raison. C´est-à-dire : « en lui proposant que la Présidence tournante pour la prochaine année soit plutôt accordée à l´État-membre censé succéder à la RD Congo, en attendant que les choses ne rentrent à la normale du côté congolais ».  

Il ne faut donc pas en vouloir aux dirigeants africains, après tout c´est de bonne guerre de se poser la question de savoir si : un pouvoir qui n´est jusque-là pas capable de résoudre le moindre des problèmes ou crises en tous genres auxquels fait face son pays, aurait-il vraiment la capacité d´en résoudre à une échelle continentale et de nature beaucoup plus complexe ?     

Malheureusement, peu pragmatique, inexpérimenté, incompétent, indigne de confiance et surtout avide de pouvoir et d´honneur, Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi, opposa une fin de non-recevoir catégorique à cette sage proposition de ses pairs africains, en niant l´existence d´une quelconque crise de légitimité en RD Congo. Car d´après lui, la Cour constitutionnelle l´avait déclaré vainqueur et investi à la Présidence de la République. Enjoignant ainsi explicitement aux autres chefs d´État africains de ne pas, selon lui, s´immiscer dans les affaires intérieures de la RD Congo, et qu´il tenait coûte que coûte à occuper la Présidence de l´Union africaine, qui revient indiscutablement de droit à son pays. 

Ainsi, selon la même révélation de l´éminent professeur congolais, pour affirmer sa détermination qu´il n´était pas prêt à reculer et à laisser quiconque, sous un quelconque prétexte lui priver de ce poste à la tête de l´organisation panafricaine, Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi s´était résolu de passer à la vitesse supérieure en prenant le taureau par les cornes. Et comme pour défier ses « pairs africains », il enverra quelques semaines avant cette date fatidique du 6 février 2021 à Addis-Abeba, ses émissaires aller faire pression à Moussa FAKI Mahamat, président en exercice de la Commission de l´UA, pour obtenir à l´arraché ce poste tant convoité et auquel il tenait tant.   

Les conséquences de l´intransigeance de Félix-Antoine TSHILOMBO.

S´étant butés à l´intransigeance et l´incompréhension de leur néophyte homologue congolais, déçus de lui, ses pairs africains décidèrent par conséquent de se consulter bilatéralement les uns les autres par voie diplomatique, afin d´adopter une prise de position commune face à cet imposteur non élu, par rapport à son investiture du 6 février 2021 au siège de l´Union africaine à Addis-Abeba. Et la suite, on la connaît désormais.

Conséquence : aucun chef de l´État africain n´était présent en ce lieu, ni même la présidente de la République d´Éthiopie pourtant pays hôte, ni aucun Premier ministre ou ministre des Affaires étrangères d´un des États-membres, ni même leurs ambassadeurs près de l´Union africaine basés sur place à Addis-Abeba pour les représenter à cette fameuse « cérémonie d´investiture ». Cela s´appelle : boycott. C´est une vraie insulte pour la RD Congo !

Toutefois, pour l´épargner d´une humiliation suprême, et contrairement aux traditions de l´organisation, le président de la Commission de l´Union africaine Moussa FAKI Mahamat, volera enfin au secours de Félix-Antoine TSHILOMBO traité en paria, pour la photo de famille et sauver ainsi les apparences, afin qu´il ne s´y retrouve pas seul avec sa simple silhouette.

Sa pléthorique délégation forte d´au moins 500 membres ― du jamais vu à Addis-Abeba réagissait un journaliste éthiopien ― composée uniquement de gens très culottés de sa tribu (Baluba) qui l´y a accompagné pour aller l´applaudir et faire du vacarme, grâce à trois avions affrétés avec l´argent du Trésor public congolais qu´il dilapide depuis son accession au pouvoir, n´a pas non plus eu droit à ce privilège de photographie réservé aux seuls chefs d´États, malgré leur vaine tentative de vouloir combler ce vide en montant sur les estrades. On leur fit ainsi comprendre que là-bas au siège de l´Union africaine, les choses ne marchent comme au Palais du peuple de Kinshasa, faisant office de Parlement, où ces fanatiques aveugles et tribaux ont pris pour habitude de s´emparer impunément avec violence de la salle de conférences de l´Assemblée nationale, pour satisfaire leurs caprices d´enfant mal élevé et parvenir ainsi à leurs fins politiques.

Ainsi, à la lumière de ce couac au plan africain, n´y a-t-il là pas lieu de se demander ce à quoi ressemblerait cette présidence de la RD Congo pour les douze prochains mois ? Et ces chefs d´États africains qui ont d´ores et déjà annoncé les couleurs à travers le boycott de la cérémonie d´investiture de leur homologue congolais, seraient-ils prêts à le soutenir dans la mise en œuvre de son plan d´action en faveur de l´organisation panafricaine ? Ce mandat brigué par la RD Congo à travers Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi ne sera-t-il comme une espèce « d´année blanche », si jamais ses pairs africains venaient à ne pas l´accompagner dans sa tâche ? Que des interrogations !    

Enfin, Félix-Antoine TSHILOMBO fils de Tshisekedi ferait mieux de tirer les conséquences des multiples camouflets et humiliations diplomatiques lui infligés par d´autres chefs d´États africains ― de Nairobi, au Mini-sommet de Goma, de Gaborone à Addis-Abeba ― qu´il fait subir à la RD Congo qui mérite mieux, et de donner purement et simplement sa démission. Car avec lui, le Congo continue inexorablement sa descente aux enfers au plan tant politique, diplomatique, économique que sécuritaire.

A bon entendeur, salut !

 

STOCKHOLM, le 10 février 2021

Pépin LULENDO

 

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